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Équipement d’un puits pour des travaux d’exploration pétrolière au Québec.

Questions fréquentes


Formation et exploitation des hydrocarbures

Comment se forment les hydrocarbures?

Les hydrocarbures proviennent de l'accumulation de matière organique et de la décomposition de cette dernière. Ainsi, pour former des hydrocarbures, la matière organique doit se retrouver à de grandes profondeurs où elle subira les effets combinés de la pression et de la température. En fonction de la température et de la pression, des hydrocarbures liquides (pétrole) ou gazeux (gaz naturel) seront formés. La présence d’hydrocarbures est généralement associée aux bassins de roches sédimentaires.

Quelles sont les différentes régions géologiques au Québec propices à la découverte d’hydrocarbures?

Le Québec est subdivisé en cinq régions géologiques en ce qui concerne les bassins sédimentaires propices à la découverte des hydrocarbures. Ces cinq régions géologiques sont les suivantes :

  • Les Basses-Terres du Saint-Laurent
  • Le Bas-Saint-Laurent
  • La Gaspésie
  • Anticosti et l’estuaire du Saint-Laurent
  • Le golfe du Saint-Laurent

Quelle est la différence entre l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures?

Le processus de mise en valeur des hydrocarbures est divisé en deux phases, la phase de recherche (exploration) et la phase de production (exploitation). La phase de recherche est l’étape qui vient avant la phase de production. Elle a pour but de vérifier la présence d’hydrocarbures et le potentiel économiquement exploitable de la ressource grâce à la réalisation de travaux, notamment de géophysique et de forage. Lorsque la démonstration qu’il y a présence d’un gisement d’hydrocarbures économiquement exploitable est concluante, un plan de développement de gisement est requis et ainsi commence la deuxième phase de mise en valeur, c'est-à-dire, la phase de production. Au Québec, pour pouvoir produire des hydrocarbures, il est nécessaire d’être titulaire d’un bail d’exploitation.

Quels travaux sont faits lors de la phase exploratoire?

Exemple de carottes extraites lors d'un sondage stratigraphique.
Exemple de carottes extraites lors d'un sondage stratigraphique. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

En fonction des connaissances géologiques et du potentiel en hydrocarbures d’un territoire donné, des études géologiques ou géophysiques peuvent être conduites et des travaux de forage menés.

Les travaux de nature géologique comprennent notamment les travaux d’examen d’affleurements rocheux, les analyses lithogéochimiques ou encore les compilations géologiques. En ce qui concerne les travaux géophysiques, il s’agit de méthodes de recherche d’hydrocarbures par des mesures indirectes des propriétés physiques du sous-sol. Ces travaux sont effectués par voie aérienne ou directement au sol. Les types de levés les plus fréquemment utilisés en exploration pétrolière et gazière sont les levés sismique, gravimétrique, magnétique et magnétotellurique. Enfin, les travaux de forage incluent les travaux de préparation du site de forage, le forage, la complétion, la modification, les essais et les fermetures temporaires ou définitives.

Comment extrait-on les hydrocarbures?

La première étape consiste dans le forage d’un puits pétrolier et gazier. Par la suite, la complétion du puits et sa stimulation permettront la récupération des hydrocarbures. Les techniques de forage, de complétion et de stimulation utilisées varient selon qu’il s’agisse d’un système « conventionnel » ou d’un système « non conventionnel » pétrolier et gazier.

Qu’est-ce qu’un gisement d’hydrocarbures dit « conventionnel »?

Pour qu’un gisement d’hydrocarbures puisse être qualifié de système pétrolier et gazier « conventionnel », la présence d’une roche mère, d’une roche-réservoir et d’une roche couverture est nécessaire. Dans ce système, les hydrocarbures migrent de la roche mère où ils se sont formés vers la roche-réservoir où ils seront emmagasinés. Le degré de porosité et de perméabilité élevé d’une roche caractérise sa capacité à être une roche-réservoir. Les hydrocarbures demeurent piégés dans la roche-réservoir grâce à une roche couverture qui, elle, est caractérisée par un degré de porosité et de perméabilité plus faible.

Qu’est-ce qu’un gisement d’hydrocarbures dit « non conventionnel »?

Pour qu’un gisement d’hydrocarbures puisse être qualifié de système pétrolier et gazier « non conventionnel », la présence d’une roche mère est nécessaire tout comme dans le cas du système pétrolier et gazier « conventionnel ». Toutefois, contrairement à ce dernier, la roche mère agit aussi comme roche-réservoir puisqu’elle présente un degré de porosité et de perméabilité faible faisant en sorte que les hydrocarbures y demeurent piégés. La présence d’une roche couverture est de façon générale non nécessaire.

Quelle est la différence entre le schiste et le shale?

Un schiste est une roche sédimentaire argileuse qui a pour particularités d’avoir un aspect feuilleté et de se débiter en fines plaques. Selon la terminologie utilisée en France, un schiste peut être soit une roche sédimentaire argileuse (appelée schiste argileux) ou une roche métamorphique. Pour éviter la confusion, les géologues canadiens préfèrent utiliser le terme shale lorsqu’il s’agit d’une roche sédimentaire, et réserver le terme schiste à la roche métamorphique.

Par ailleurs, l'Office québécois de la langue française déconseille l'emploi, en français, du terme shale, qui est emprunté à l'anglais. Bien que ce terme soit implanté dans l'usage actuel des géologues au Québec, il est préférable de le remplacer par les termes schiste ou schiste argileux qui existent dans la terminologie française nord-américaine et européenne.

La situation au Québec

Est-ce qu’il y a actuellement au Québec de l’exploitation d’hydrocarbures?

Aucun gisement d’hydrocarbures n’est actuellement en cours de production au Québec. Toutefois, deux gisements de gaz naturel y ont déjà été exploités. Il s’agit des gisements de Pointe-du-Lac et de Saint-Flavien convertis depuis en réservoirs de stockage de gaz naturel. Une production marginale de pétrole dans le secteur de Galt en Gaspésie a également au lieu mais cette production est suspendue depuis 2005.

Qui peut rechercher des hydrocarbures?

Au Québec, celui qui recherche des hydrocarbures doit être titulaire d’un permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoir souterrain. Les conditions de délivrance d’un tel permis, les droits et les obligations de son titulaire sont encadrés par la Loi sur les mines et le Règlement sur le pétrole, le gaz naturel et les réservoirs souterrains .

Est-ce que le titulaire d’un permis de recherche est obligé de faire des travaux?

Parmi les obligations qui incombent au titulaire d’un permis de recherche, il y a celles de s’assurer d’acquitter des droits annuels et d’effectuer un minimum de travaux exploratoires. La Loi sur les mines et le Règlement sur le pétrole, le gaz naturel et les réservoirs souterrains fixent ces obligations.

En juin 2011, la Loi limitant les activités pétrolières et gazières est venue exempter tous les titulaires de permis de recherche de leur obligation d’effectuer les travaux annuels minimaux requis. Cette exemption n’interdit toutefois pas au titulaire d’un tel permis d’effectuer des travaux d’exploration sur le territoire qui fait l’objet de son droit. La date limite de cette exemption était prévue pour le 13 juin 2014.

Par ailleurs, en juin 2014, la Loi modifiant la Loi limitant les activités pétrolières et gazières et d’autres dispositions législatives a été adoptée. Cette dernière prolonge, au-delà du 13 juin 2014, la période au cours de laquelle le titulaire d’un permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoirs souterrains est exempté d’exécuter les travaux de recherche requis en vertu de la loi. En conséquence, il prolonge également la suspension de la période de validité de tels permis, et ce, jusqu’à la levée de l’exemption par le gouvernement.

Combien de puits pétroliers et gaziers ont été forés à ce jour au Québec?

À ce jour, 810 puits pétroliers et gaziers ont été forés sur le territoire québécois :

  • 589 dans la région géologique des Basses-Terres du Saint-Laurent;
  • 6 dans la région géologique du Bas-Saint-Laurent;
  • 181 dans la région géologique de la Gaspésie;
  • 19 dans la région géologique d’Anticosti et de l’estuaire du Saint-Laurent;
  • 3 dans la région géologique du golfe du Saint-Laurent;
  • 12 puits ailleurs sur le territoire québécois.

Est-ce qu’il y a plusieurs permis de recherche en vigueur au Québec?

Environ 400 permis de recherche sont actuellement en vigueur sur le territoire québécois. Ces permis de recherche sont partagés entre une trentaine de titulaires et représentent une superficie d’environ 71 700 km2.


Sur l'île d'Anticosti

Qui est titulaire des permis de recherche sur l’île d’Anticosti?

Les entreprises suivantes sont titulaires des permis de recherche sur l’île d’Anticosti :

  • Transamerican Energy Inc. (1 permis de recherche)
  • Junex inc. (5 permis de recherche)
  • Hydrocarbures Anticosti S.E.C. (38 permis de recherche)

Je croyais que les entreprises Pétrolia inc. et Corridor Resources Inc. étaient également titulaires de permis de recherche sur l’île d’Anticosti?

Le 13 février 2014, une entente de Ressources Québec avec Pétrolia inc. et Corridor Resources Inc. a été rendue publique. Cette entente a mené à la création d’une société en commandite qui possédera et exploitera les permis détenus antérieurement par Pétrolia inc. et Corridor Resources Inc. Cette société en commandite porte le nom d’Hydrocarbures Anticosti S.E.C. Le pourcentage de propriété de chacun des partenaires se décline comme suit :

Partenaires Pourcentages de participation
Ressources Québec 35 %
Pétrolia inc. 21,7 %
Corridor Resources Inc. 21,7 %
Saint-Aubin E&P (Québec) inc. 21,7 %

Quelle est la nature de l’entente entre Ressources Québec et ses partenaires?

L’entente avec Pétrolia, Corridor Resources et Maurel & Prom prévoit des investissements de 100 millions de dollars. La participation de Ressources Québec (RQ) s’élèvera à 56,67 M$ et celle de Maurel & Prom sera de 43,33 M$. De plus, RQ versera 13,3 M$ à Corridor Resources pour obtenir une participation additionnelle.

Au terme de cette entente, RQ détiendra une participation de 35 % dans la coentreprise, contre 21,67 % pour chacun des trois autres partenaires.

Dans le cas de l’entente avec Junex, RQ et un exploitant qui reste à déterminer financeraient un programme d’exploration de 90 M$ en échange d’une participation totale de 80 % dans la coentreprise. La répartition entre l’exploitant et RQ reste à négocier. RQ pourrait obtenir au moins 40 % de la coentreprise.

Quels sont les travaux qui sont envisagés pour Anticosti?

Une quinzaine de sondages stratigraphiques sont prévus à l’été 2014 et trois puits d’exploration avec fracturation le sont à l’été 2015. D’autres travaux pourraient avoir lieu selon les résultats obtenus en 2014 et 2015.

Connaît-on le coût de ces travaux?

Les travaux prévus pour les années 2014 et 2015 sont de l’ordre de 55 M$. Les travaux prévus par la suite en fonction des résultats obtenus en 2014 et 2015 sont de l’ordre de 45 M$. Cet investissement de 100 M$ est réparti à hauteur de 56,7 % pour le gouvernement du Québec et de 43,3 % pour Maurel & Prom.

Quel est le potentiel en hydrocarbures de l’île d’Anticosti?

Selon des études réalisées par Sproule et Sewell & Associates, deux firmes de consultants dans le secteur pétrolier, spécialisées notamment dans la réalisation d’audits de réserves pétrolières, 46 milliards de barils de pétrole pourraient être contenus dans le sous-sol d’Anticosti.

  • Les permis de Hydrocarbures Anticosti inc. couvriraient un potentiel de 33,9 milliards de barils de pétrole;
  • Les permis de Junex couvriraient un potentiel de 12,2 milliards de barils de pétrole;
  • Ces études ont été réalisées en 2011 pour le compte de Pétrolia, de Corridor Resources et de Junex, au regard de leur permis respectif, et ont été validées par le consultant technique mandaté par le gouvernement, M. Ryder Scott.

Quand saurons-nous s’il y a des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti?

Tous les indices géologiques connus jusqu’à maintenant démontrent la présence d’hydrocarbures dans le sous-sol d’Anticosti. Toutefois, les travaux réalisés ne permettent pas de confirmer le type d’hydrocarbures présents ou de quantifier le volume récupérable. Les forages exploratoires sont la seule façon de quantifier le volume d’hydrocarbures récupérables.

Les activités pétrolières peuvent-elles nuire aux activités économiques actuelles de l’île d’Anticosti?

Les programmes d’exploration convenus d’une part avec Pétrolia, Corridor Resources et Maurel & Prom prévoient la mise en place de sondages stratigraphiques et d’exploration. Le territoire qui sera touché par la réalisation des travaux représentera moins de 0,005 % du territoire de l’île d’Anticosti. Ainsi, il est peu probable que les activités d’exploration nuiront aux activités actuelles qui s’y déroulent.

Lois et règlements

Qu’en est-il de la Loi limitant les activités pétrolières et gazières?

Le 13 juin 2011, la Loi limitant les activités pétrolières et gazières est entrée en vigueur. Cette loi comporte deux volets. Dans le premier volet, l’activité pétrolière et gazière est interdite de façon permanente dans la partie du fleuve Saint-Laurent située en amont de l’île d’Anticosti et sur les îles se trouvant dans cette partie du fleuve (partie se trouvant à l’ouest du méridien de longitude 64°31'27"). Les droits ou portions de droits s’appliquant dans cette zone ont également tous été révoqués.

Le deuxième volet instaure une dispense pour le titulaire de permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoirs souterrains d’exécuter les travaux de recherche qui lui sont exigés en vertu de la Loi sur les mines et suspend la période de validité de tels permis. Toutefois, malgré cette dispense, un titulaire peut néanmoins exécuter des travaux. Ce volet venait à échéance le 13 juin 2014.

Par ailleurs, en juin 2014, la Loi modifiant la Loi limitant les activités pétrolières et gazières et d’autres dispositions législatives a été adoptée. Cette dernière prolonge, au-delà du 13 juin 2014, la période au cours de laquelle le titulaire d’un permis de recherche de pétrole, de gaz naturel et de réservoirs souterrains est exempté d’exécuter les travaux de recherche requis en vertu de la loi. En conséquence, il prolonge également la suspension de la période de validité de tels permis, et ce, jusqu’à la levée de l’exemption par le gouvernement.

Est-ce que des travaux visant la recherche d’hydrocarbures pourraient avoir lieu sur mon terrain?

En phase exploratoire, le titulaire d’un permis de recherche doit obtenir l'autorisation écrite au moins 30 jours avant d’accéder au territoire ou peut acquérir de gré à gré tout droit réel ou bien nécessaire à l'accès au terrain ou à l'exécution de ses travaux.

Qu'est-ce qu'une étude environnementale stratégique?

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est un processus d’évaluation et d’examen des impacts appliqué aux politiques, plans et programmes gouvernementaux ou à toute autre initiative menée en amont des projets. Elle a pour but d’obtenir une vue d’ensemble des effets potentiels de plusieurs projets similaires. L’évaluation environnementale stratégique permet donc d’aborder tôt dans la planification d’une activité nouvelle, ou dans le cadre d’une activité existante, les considérations d’ordre environnemental, social et économique, de même que celles relatives à la santé. Il s’agit d’établir d’abord la portée de l’étude afin de bien orienter les besoins de recherche et d’analyse.

Une évaluation environnementale stratégique doit être réalisée avec les meilleures données scientifiques et s’appuyer sur des sources vérifiables d’information. Une telle étude est menée d’une façon transparente et selon les règles de l’art. Elle comporte habituellement une revue de la littérature scientifique sur le sujet traité, un « portrait » biophysique, humain et économique des régions concernées, de même que des diagnostics et des constats si l’activité existe déjà. Elle peut également comporter des études de terrain. En outre, elle comprend l’analyse des impacts potentiels, des effets cumulatifs appréhendés et des retombées éventuelles des projets. Son échelle d’analyse diffère de celle de l’évaluation environnementale d’un projet qui est généralement assez locale. Dans le cas de l’EES, la perspective est plutôt régionale. Elle détermine des mesures d’atténuation ou de maximalisation. Des consultations publiques peuvent être tenues à diverses étapes.

Bien que l’évaluation environnementale stratégique ait pour but de concilier la protection de l’environnement et du milieu humain avec le principe de « l’efficacité économique », le succès de son élaboration requiert l’application de deux autres principes, soit « l’accès au savoir » et « la participation et l’engagement ». Une participation effective et efficace des citoyens suppose qu’une information factuelle leur est accessible. Les conclusions de l’évaluation environnementale stratégique servent alors à fixer les conditions d’exécution des activités ou à mener à leur interdiction.

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